Traction animale et maraîchage un mariage organique

Traction animale et maraîchage un mariage organique

Bonjour,

Grâce à votre soutien, la collecte avance bien : déjà 44% !!

Merci beaucoup d’avoir pris le temps de lire mon projet et de l’avoir partagé avec vos amis.

Merci pour vos dons.

De savoir que vous croyez en mon projet me touche énormément.

Sachez que de mon côté, le projet progresse et occupe la majeure partie de mon temps :

– démarches administratives (démarches pour la création de l’entreprise agricole, pour la certification en agriculture biologique, et auprès de groupements producteurs pour la commercialisation future…),

– formation technique par le biais de l’ADABIO,

– rencontre avec d’autres maraîchers pour des conseils et des échanges,

– recherche et achat de matériel,

et :

– construction du poulailler mobile, le Poula’Djé, dont je vous donnerai des nouvelles très prochainement.

Dans vos emails, commentaires et autres réactions, j’ai eu plusieurs demandes d’explication quant aux raisons qui m’ont poussé à choisir la traction animale (TA), c’est pourquoi je profite de cette actualité pour vous expliquer ma démarche.

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Évaluation des intérêts et limites de la TA

Intérêts

  • Terre non tassée (à l’inverse du tracteur : à cause des vibrations du moteur diesel)

=> de nombreux avantages agronomiques :

  • enrichissement du sol grâce à une meilleure dégradation de la matière organique,

    vie microbienne souterraine favorisée, oxygénation, minéralisation

  • bonne infiltration de l’eau,

  • moins de mauvaises herbes,

  • travail du sol simplifié (par rapport à un sol dur et compact),

  • bon état général des cultures permettant un bon développement racinaire et donc un bon état général des cultures,

  • Allongement des périodes de travail possibles (en particulier après la pluie, dès que la terre n’est plus collante, car l’animal tasse peu le sol),

  • Travail sous serre rapide et confortable (pas de concentration de gaz d’échappements),

  • Fournisseur d’engrais organique (Pour un cheval : 3T de fumier/an),

  • Absence de pollution sonore et d’émission de gaz à effet de serre,

  • Auto-production du carburant (foin, herbe, eau),

  • Coûts de fonctionnement et d’entretien bien moins élevés qu’avec un tracteur car pas d’utilisation d’énergie fossile au coût élevé,

  • Complicité de travail entre l’animal et l’homme,

Limites

  • Soins quotidiens au cheval, sauf période de repos au pré,

  • Formation préalable nécessaire,

  • Gros travaux de printemps pouvant être plus difficiles car puissance du cheval parfois insuffisante si le travail du sol n’a pas été régulier,

  • Utilisation d’outils rotatifs pas encore possible : rallonge le temps de préparation des sols en début de saison, et rend difficile l’obtention d’un lit de semence fin sur sol limoneux,

L’idée est de faire de la ferme un lieu d’application concrète de la traction animale en maraichage. Ce travail se fera en collaboration avec d’autres utilisateurs de traction animale en agriculture : des constructeurs et des associations (Adabio auto-construction, Hippotese…) avec lesquelles je suis déjà en lien.

L’idéal serait à terme de développer de nouvelles techniques qui pourraient ensuite être vulgarisées.

Cette démarche s’inscrit dans une nécessité de construire un projet alternatif au tout tracteur.

Étant la seule énergie mécanique renouvelable, la traction animale est donc la plus adaptée au contexte de transition vers une société postpétrole.

Quelques chiffres à titre indicatif :

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Rendements

  • Pour une serre de 500 m2, le binage est effectué en 1/4 h,

  • Pour 1 ha de pommes de terre, le cheval ouvre et rebouche les raies en une demi-journée.

Source :

fao-traction-animale-vue-schematique-AGSE.pdf (2,7 Mo)

http://hippotese.free.fr/blogdocs6/technbio-pano-cout-cheval-hippotese.pdf

.

jeremy

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