Le projet

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Présentation détaillée du projet

Je m’appelle Jérémy Fady, je suis fils de paysans montagnards et je rêve d’être agriculteur autonome depuis que je suis tout petit.

Après un BTS agricole, je poursuis mon cursus à Chambéry en Licence Valorisation des Espaces et des Produits Montagnards. Persuadé que l’agriculture peut être écologique et rentable, je décide, par la suite, de me former au maraîchage biologique et passe un Certificat de Spécialisation en Agriculture Biologique à Die.

Curieux de découvrir différents savoir-faire agricoles, je suis parti à la rencontre de paysans d’Amérique du Sud et de Nouvelle Zélande, en WWOOF (World Wide Opportunities on Organic Farms) au retour j’ai travaillé durant 3 ans chez différents maraîchers biologiques de la région. Fort de ces expériences, j’ai créé paysansansfrontieres.com, un site participatif sur l’actualité paysanne.

J’aimerais aujourd’hui mettre à profit mes expériences dans un projet de maraîchage biologique et d’élevage de poules pondeuses : « Le Pota’Djé »

Pour les novices, le maraîchage est la culture de légumes, de certains fruits, de certaines fines herbes et fleurs à usage alimentaire, de manière professionnelle.

Mes premières expériences

Mes premières expériences

Et au cas où … voici des premières poules :

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Après quelques difficultés, j’ai enfin trouvé un lieu où réaliser mon projet.

J’ai déniché « THE Terrain », dans le Nord Isère, sur la plus haute colline de St Victor de Cessieu, avec vue sur le Mont Blanc … Trop la classe !

C’est un ami, installé comme paysan brasseur biologique (pour les amateurs : La Brasseries des Faux Semblables) qui me met à disposition les terres et me permet de démarrer ma VDM (Vie De Maraîcher).

En effet, pour moi, il ne s’agit pas seulement d’un projet d’activité professionnelle, mais d’un projet de vie, d’une passion…

Mon projet peut se définir de cette façon :

« Fournir des produits biologiques, de qualité et de proximité aux habitants du territoire »

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Ma production sera vendue intégralement via des circuits courts ce qui permettra un lien direct entre les consom’acteurs et moi. Ces deniers pourront ainsi savoir où et comment ont été cultivés leurs légumes. Cela autorise également une plus juste rémunération du paysan.

Pour l’entretien des cultures, le travail du sol, les récoltes… j’ai décidé d’utiliser la traction animale plutôt que le tracteur.

Je sais ce que vous vous dites : « il est fou, c’est un retour en arrière…« , mais comme dirait ce cher Oscar Wilde :

« Le progrès n’est que l’accomplissement d’une utopie »

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En effet, je suis convaincu que la traction animale est une réponse possible à la crise alimentaire et énergétique qui se profile. L’Énergie Animale est une Énergie Renouvelable (énergie solaire indirecte), c’est même la seule énergie mécanique mobile renouvelable. De plus, elle est décentralisée, de faible coût initial et utilise des technologies accessibles localement… Enfin, elle produit ses propres engrais, bien moins émetteurs de CO2 que les engrais chimiques…

« La traction animale est un pari sur l’avenir »

Mon père étant l’un des membres fondateurs de l’association HIPPOTESE (Association HIPPOmobile de Technologie et d’Expérimentation du Sud-Est), j’ai pu, avec lui, me former à la traction animale. Disposant d’ores et déjà d’outils (herse, charrue, bineuse, bucher…),

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J’ai choisi de ne pas demander de Dotation Jeune Agriculteur (DJA) pour ne pas être enfermé dans un système de production agricole intensive avec des emprunts que l’on m’imposerait. Je veux être libre de mes choix, et permettre à des personnes de s’impliquer dans un projet alternatif, respectant la terre et les hommes.

J’ai donc choisi  pour mes investissements (serres, irrigation, semoir…), de passer au maximum par l’autofinancement et le financement participatif ;  ce qui me parait plus éthique et correspond à ma philosophie.

Enfin, je souhaite mettre un nom et un sourire sur les personnes qui voudront bien soutenir mon projet..

6 thoughts on “Le projet

  1. Morel says:

    Bonjour.
    Je viens de découvrir votre beau projet dans les DL de ce samedi.
    Même si le montant de la collecte souhaitée est atteint je voudrais vous verser 20€ de plus pour continuer d’équiper Ulysse.
    je n’ai pas trouvé nul part les modalités pour un virement bancaire par internet.
    Avant de vous envoyer un chèque par courrier j’aimerai savoir si vous avez des données pour effectué un virement.
    Enfant je binais et butais les patates avec une mule ( avec un mule que l’on nous prêtait pour les travaux à la maison ) ou un cheval à la ferme chez mes cousins, il y avait de grandes étendues de pommes de terre et il fallait aussi passer la décavilloneuse dans les vignes. C’est un excellent souvenir ce travail avec ces animaux qui comprenait tout juste avec 2 ou 3 mots et j’adhère complétement à votre façon de voir demain.
    Cordialement.

  2. jeremy says:

    Bonjour,
    la collecte est effectivement finis, si vous voulez m’aider le mieux serait de passer à la ferme comme cela vous on pourra discuter buttage de patate. je préfère avoir un contact direct avec vous.

    cordialement

  3. LESPINASSE JEAN LUC says:

    Bonsoir,
    Bravo pour ce projet de vie,
    mais comment pensez vous gérez la dépense incontournable en France pour être agriculteur : M S A + impots fonciers
    en effet si ces 2 taxes n’existaient pas , beaucoup de monde vous imiterez je pense !

    cordialement ,
    Lespinasse Jean Luc (agriculteur écœuré)

    • jeremy says:

      Bonjour,
      Pour le moment, n’ayant pas suffisamment de surface en culture pour prétendre au titre d' »agriculteur à titre principal », je suis cotisant solidaire. Effectivement, je ne paye, à ce jour, pas beaucoup de cotisations MSA, mais j’espère bien avoir un vraie statue (retraite, couverture santé…) le plus rapidement possible. Quoiqu’il en soit, ces dépenses serons comprises dans les charges.
      je pense que c’est d’avantage la disponibilité du foncier (en terme de prix), la main mise des SAFER (pro-agrandissement) et peut être le manque d’audace qui freinent les nouvelles installations.

      Dans mon cas, j’ai eu de la chance on ma proposé de la terre et le maraichage nécessite peux de surface.

      amicalement

  4. Fiona says:

    Super, j’ai un peu prés le même projet que toi , j’attaque cette année donc ça me motive encore plus de voir que je ne suis pas la seule à croire en tous ca!! Bonne continuation.

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